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La modélisation informatisée des cahiers des charges de conception



Pourquoi définir un cahier des charges ?

Durant ces trente dernières années le marché de l’emballage a considérablement évolué et les principes qui président au choix d’un emballage également.

Pendant longtemps, la conception de l’emballage était réalisée après celle du produit, comme une contrainte qu’il fallait malgré tout assumer. Le recours à des solutions simples suffisait, et les propositions des fournisseurs d’emballages assuraient, sans développement trop particulier la présentation des produits. L’esthétique n’était certes pas absente des préoccupations, mais elle restait du domaine du graphisme pur.

L’ajout progressif de très nombreux paramètres a contraint à plus de rigueur, à développer des méthodes de conception plus performantes, formalisant les nombreuses demandes qui peu à peu compliquaient le choix d’un emballage.

Les moteurs de cette évolution des besoins peuvent se résumer en quelques grands thèmes :

  • Les coûts liés à l’emballage.

On parle souvent, à tort, du coût des matériaux d’emballage comme indice de cette dépense, mais c’est oublier l’ensemble des coûts induits par le choix d’un principe d’emballage. Les opérations de conditionnement sont la première dépense à laquelle chacun pense mais il y en a bien d’autre. Les coûts de manutention, de stockage, de transport sont directement induits par le choix d’emballages plus ou moins volumineux, plus ou moins palettisables. La préparation des commandes, selon la plus ou moins bonne adaptation des caisses à la commande moyenne, est également une source de coût liée à l’emballage. Les frais de stockage d’emballages vides, d’assurance pour des emballages à risques, de contribution à l’élimination sont également autant de coûts induits. Il n’est pas rare qu’un emballage, aux coûts de matériaux nettement plus élevé qu’un autre permette de réaliser globalement des économies substantielles.

  • L'emballage vendeur

Il est devenu, par l'apparition de la grande distribution, le seul 'vendeur' lors de l'acte d'achat du produit. Il doit véhiculer l'image de la personnalité et de la qualité de ce dernier. A ces considérations d’ordre esthétique en adéquation avec le produit contenu s’en sont ajoutées d’autre plus techniques, pour être mieux vu, pour assurer l’optimisation de l’utilisation des surfaces de vente dévolues au produit.

  • L’emballage service

Chacun a pu constater, comme simple consommateur, les évolutions importantes et constantes réalisées dans ce domaine, qu’il s’agisse des systèmes d’ouverture, d’utilisation des produits, des possibilités de congélation et de cuisson dans l’emballages pour le secteur alimentaire par exemple. Mais le phénomène se constate aussi pour des produits techniques, où l’ergonomie de l’utilisation par des professionnels est de plus en plus un argument de vente des produits eux-mêmes.

Les emballages de distribution sont eux aussi également sujet à ces demandes, et la pression pour des emballages facilitant la mise en rayon devient de plus en plus forte.

  • L’emballage partie intégrante du produit

L'existence même de certains produits instables n'est rendue possible que par l'apparition et la mise au point d'emballages spécifiques. L'exemple le plus évident et le plus ancien étant la conserve, les plus récents le lait UHT ou les salades dites de quatrième gamme.

  • La mécanisation accrue

Les investissements en machine de conditionnement deviennent de plus en plus lourds en raison des cadences élevées. Ces choix engagent l'avenir à long terme, tant sur la flexibilité offerte aux besoins du Marketing que sur la nature des matériaux d'emballages utilisables.

  • La qualité demandée

Les machines à haute cadence requièrent des matériaux particulièrement fiables, évoluant dans des tolérances étroites. L'absence de spécifications et de contrôle qualité conduisent à une baisse des rendements préjudiciables à la rentabilité de l'investissement.

Imaginons simplement une ligne d’embouteillage de canette de bière, dont la cadence peut atteindre jusqu’à 100 000 bouteilles à l’heure, si seulement une bouteille sur 10 000 éclatait, la ligne serait arrêtée toutes les 6 minutes. C’est parfaitement inacceptable pour un tel investissement de plusieurs dizaines de millions de francs. Un défaut de 0,01% est devenu intolérable !

  • L’écologie

Même si ce type de préoccupation a toujours été présente à l’esprit des concepteurs d’emballages, elle a pris un caractère obligatoire plus récemment. C’est même, depuis peu, devenu une contrainte légale que de créer des dossiers portant sur la conception de l’emballage, et la prise en compte des critères environnementaux.

Pour tous ces motifs, des sociétés de produits de grande consommation ont reconsidéré le traitement du problème et ont créé des Services Emballage en charge de la rationalisation des processus de décision.

Sachant que tout se joue à la conception, nous avons essayé de jeter les bases d'une méthodologie du traitement des problèmes d'emballage et plus particulièrement de la constitution des cahiers des charges de conception.


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